«Dans l’ombre je cherche la forme de l’humain, entre réalités voilées et vérités cachées.»

Mon nom d’artiste est Ombra (« ombre »). Il n’en a pas toujours été ainsi : j’avais autrefois un autre nom, mais je l’ai perdu dans la lumière et je ne parviens plus à le voir.
Quand j’avais encore un nom, je cherchais à lui échapper, et je me cachais dans la nuit pour peindre sur les murs. Je voulais être comme ces personnes mystérieuses qui coloraient les gares. Enfant, j’ai demandé à mon père qui faisait ces peintures : « Ce sont des vandales, ils viennent la nuit et salissent tout sans permission. »
Puis, à Paris, quelque chose a changé. J’étais parti chercher un nouveau style — mon séjour à Marseille et ma première crew de writers m’avaient exalté — mais plus les mois passaient, plus je tombais amoureux de la peinture sur toile : j’étais fasciné par l’idée de pouvoir préserver l’œuvre, après tant de fresques vandalisées ou recouvertes.

Le thème de la mémoire est venu ensuite, avec une expérience de mort imminente dans un pays où j’étais considéré comme un étranger. Quand j’ai repris conscience, il m’est apparu clairement que je voulais créer une archive d’images, et rendre quelque chose à ceux qui m’avaient sauvé. Dès lors je suis devenu Oltreombra : un jeu de mots pour ne pas nommer la lumière que j’avais entrevue.
Sous ce nom, j’ai participé à six expositions collectives et quatre expositions personnelles entre 2018 et 2022. Mes maîtres, Alberto Parres et Kano Tatsunori, m’ont aidé à comprendre la technique et à explorer le trait.
Depuis 2022, tout en peignant en moyenne quarante œuvres par an, j’ai ralenti les expositions : j’avais besoin de laisser mûrir un concept plus complet avant de le montrer. Il était important de travailler dans l’ombre, de peindre la nuit, dans mon atelier, pour étudier l’anatomie de l’âme. Je suis revenu à l’exposition en 2025, avec l’exposition collective No Balls Game à Milan.
Cette recherche m’a amené à comprendre que je ne suis qu’Ombra : aussi fugace et temporaire que soit ma présence face à l’immensité du temps, je reste lié à la mémoire du monde comme un fil à une corde.
Expositions choisies
- 2025 — No Balls Game, exposition collective, Milan
- 2022 — Le Parche Clementi, exposition personnelle, Piandimeleto (Castello dei Conti Oliva)
- 2021 — Ospiti Ignoti, exposition personnelle, Monfalcone (NAO)
- 2021 — collectif IODIO, Bologne (DAS)
- 2020 — Le Parche Clementi, exposition personnelle, Monfalcone (Bar Carducci)
- 2019 — exposition personnelle, Rome (Enoteca Trimani)
- 2018 — Ultracorpi, exposition collective, Gênes
- 2018 — Parapluie, exposition collective, Athènes
- 2018 — fresque permanente, Monfalcone (Hôpital San Polo, sous le patronage de l’UNICEF et du Lions)
Séries principales : Ritratti d’ignoti · Blu Affondo · Murales · Flags